2021 et si la Covid laissait des séquelles psychiques

santé mentale

La période chaotique que traverse le monde depuis une année est propice au développement de divers atteintes à la psyché humaine. Sachant que bien souvent la psychiatrie est le parent pauvre de la médecine l’avenir qui s’offre à nous semble être bien sombre.

Et si la question de savoir si le confinement et les mesures de contrôle, du moins la restriction de nos liens sociaux en Suisse, décidées par les autorités révélaient de la torture psy ?

De prime abord ce genre de phrase peut passer pour du complotisme primaire et peut paraitre exagéré, que la torture n’est pas cela. Voyons voir…

 

Le Larousse définit la torture comme : « Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales sont intentionnellement infligées à une personne ».

 

Les craintes sondées au sein de l’opinion publique et ce qui se produit actuellement dans les vagues de suicide ne relève-t-elle pas déjà de la résultante d’une souffrance aigue et mentale infligée à la population ?

Que dire des maladies, des dépendances, des dépressions, déviances également qui vont résulter de mois de rupture des liens sociaux ?

Quid enfin de toutes les souffrances endurées par ceux qui, ayant peur d’encombrer les hôpitaux, ne se déplacent plus alors qu’ils ont des douleurs cardiaques ou des maladies en gestation ?

 

La coercition, cette torture

Mais allons plus loin. Peut-être n’avez-vous jamais entendu parler de la charte de la coercition de Biderman. (coercition : action de contraindre quelqu'un, pour le forcer à agir ou à s'en abstenir. Elle existe notamment par contrainte physique ou psychologique. Source wikipedia)

A la fin des années 50, le sociologue Albert Biderman écrivit un article décrivant les techniques et consignes de tortures utilisées par les interrogateurs chinois lors de la guerre de Corée. Il s’agissait alors de démystifier la théorie selon lequel les Chinois auraient utilisé des méthodes secrètes ou presque « magiques » visant à « laver le cerveau » des prisonniers de guerre alliés. Avec Harlow, Farber et West (et d’autres), il a classé ces techniques de manipulation selon un schéma connu sous le nom de DDD (Debility. Dependence. Dread. Debilité, dépendance, peur en Français), et que l’on retrouve citées notamment dans un rapport d’Amnesty international sur l’usage de la torture dans le monde.

À l’époque, le code de conduite des prisonniers de guerre interdisait expressément toute communication avec l’ennemi, à l’exception du « nom, grade, numéro de matricule, date de naissance » requis par les conventions en temps de guerre. Pourtant, sans recours à des moyens physiques excessifs, sans brutalité, les interrogateurs chinois avaient réussi à extraire des aveux qui étaient des fabrications au moins aussi grotesques que celles que le KGB a suscitées pour les procès-spectacles des années 1930. Et tout cela en appliquant les principes élémentaires de la théorie du conditionnement. Ces méthodes, éprouvées, ont été employés à maintes reprises, pas que par les Chinois, sur d’autres théâtres de conflits ou d’opérations de guerre.

Par la suite, les américains, notamment à Guantanamo, utiliseront les mêmes méthodes sur les prisonniers.

Mais il n’y a pas qu’à la guerre que ces méthodes sont utilisées, et ces techniques de coercition, ou de manipulation, sont utilisées dans de nombreux domaines notamment pour laisser les masses populaires consentir aux choix erratiques.

Je précise que dans cet article il n’y a aucun complot. Simplement une constatation sur l’expérience historique et l’application d’une méthodologie éprouvée sur des individus en temps de guerre qui peuvent également être appliquées possiblement aux masses en temps de paix en usant parfois de discours guerriers de la part de leurs propres dirigeants, dans une volonté de garder le contrôle, et sans même qu’elles s’en aperçoivent.

La charte d’Albert Biederman :

Le tableau qu’il a dressé de ces tortures est appelé le DDD ( debility, dependence, dread ) :

  • Débilité
  • Dépendance
  • Peur

L’avantage de cette charte de Biderman est de recouvrir à la théorie du conditionnement sans violence physique excessive. C’est de la torture dite propre, voici les 8 critères :

  1. ISOLEMENT :

 

priver la victime de tout soutien social, développer chez elle une préoccupation intense de sa propre personne, rendre la personne dépendante de l’autorité

  1. MONOPOLISATION DE LA PERCEPTION :

 

Fixer l’attention sur une situation difficile immédiate, censurer les informations contraires à celle de l’autorité, punir toutes les actions contraires à la soumission

  1. EPUISEMENT INDUIT :

 

Affaiblir toute capacité mentale ou physique à résister

  1. MENACES :

 

Cultiver l’anxiété et le désespoir

  1. INDULGENCE OCCASIONELLES :

 

Procurer une motivation positive à la conformité et à la soumission, empêcher l’accoutumance aux privations en lâchant la bride de temps en temps.

  1. DEMONSTRATION DE TOUTE PUISSANCE :

 

Suggérer l’inutilité et la futilité de toute résistance.

  1. HUMILIATION ET DEGRADATION :

 

Convaincre la victime que résister porterait atteinte à son estime de soi alors qu’en capitulant elle agit pour le bien commun. La réduire à un niveau de survie animal par la suppression de tous les plaisirs « Non-Essentiels ».

 

  1. DEMANDES STUPIDES ET IMPOSEES :

 

Développer des attitudes de soumission par des demandes inutiles stupides ou totalement infondées.

 

Ne voulant pas entrer dans des débats houleux et souvent stériles ni attiser les pro et anti-mesures, je laisse chacune et chacun à ses croyances.


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