Le syndrome de l'imposteur article 69


Le Syndrome de l'Imposteur : Histoire, Impact et Stratégies de Gestion

Vous avez réussi vos études, votre carrière avance, votre entourage vous perçoit comme compétent(e)…
Et pourtant, vous avez l’impression de tromper tout le monde.

Vous vous dites peut-être :

  • “J’ai juste eu de la chance.”

  • “Si les gens savaient qui je suis vraiment, ils verraient que je ne suis pas à la hauteur.”

  • “Un jour, je vais être démasqué(e).”

Ce sentiment porte un nom : le syndrome de l’imposteur.
Un phénomène courant, mais encore méconnu, qui peut ronger la confiance en soi, l’épanouissement et la santé mentale.

Dans cet article, je vous propose de faire le point sur :

  • l’histoire du syndrome de l’imposteur,

  • ses caractéristiques principales,

  • son impact psychologique et professionnel,

  • et des stratégies de gestion, dont l’hypnose, pour vous aider à reprendre votre place… sans masque.


1. Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur (ou impostor phenomenon) désigne une manifestation psychologique dans laquelle une personne :

  • doute constamment de sa légitimité,

  • attribue ses réussites à la chance, au hasard ou aux autres,

  • craint d’être un jour “démasquée” comme une fraude.

Ce n’est pas un trouble mental au sens médical (il ne figure pas dans le DSM), mais il peut fortement diminuer le bien-être psychologique et impacter plusieurs domaines de la vie.

Selon le mémoire de Nathalie Dragos pour l’École Centrale d’Hypnose, les personnes touchées développent souvent des stratégies comme l’évitement, la procrastination ou le perfectionnisme à outrance, ce qui peut mener à un stress chronique, voire au burn-out.


2. Un peu d’histoire : d’où vient le concept ?

Le syndrome de l’imposteur a été décrit pour la première fois en 1978 par les psychologues américaines Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes.
Dans leur article “The Impostor Phenomenon in High Achieving Women: Dynamics and Therapeutic Intervention”, elles observent que de nombreuses femmes brillantes :

  • minimisent leurs réussites,

  • se sentent moins compétentes qu’elles ne le sont réellement,

  • vivent avec la peur d’être un jour exposées comme des “fraudes”.

Les recherches suivantes ont montré que ce phénomène touche en réalité tous les genres, dans différents milieux : académique, professionnel, artistique, entrepreneurial, etc.

Plus tard, des auteures comme Valerie Young, avec “The Secret Thoughts of Successful Women”, ont contribué à populariser le concept et à en décrire les profils types.


3. Caractéristiques du syndrome de l’imposteur

On retrouve très souvent trois grands piliers :

3.1 L’impression de tromper

La personne a le sentiment :

  • de ne pas mériter sa place,

  • de “jouer un rôle”,

  • de ne pas être aussi compétente que les autres le pensent.

3.2 La mauvaise attribution du succès

Les réussites sont expliquées par :

  • la chance,

  • la sympathie des autres,

  • la facilité de la tâche,

  • la bienveillance du supérieur, etc.

Jamais par ses propres compétences, son travail, sa persévérance.

3.3 La peur d’être démasqué(e)

En toile de fond, il y a une peur constante :

“Un jour, quelqu’un va voir que je ne suis pas à ma place.”

Cette peur entretient le fameux cycle de l’imposteur :

  1. Nouvelle tâche ou nouveau challenge.

  2. Anxiété, pensées du type “je ne vais pas y arriver”.

  3. Soit procrastination, soit sur-préparation extrême.

  4. Résultat finalement bon…

  5. Succès attribué à la chance ou à l’effort démesuré.

  6. Renforcement du sentiment d’imposture.

Et ça recommence.


4. Impact psychologique : quand le doute devient épuisant

Le syndrome de l’imposteur ne se résume pas à “manquer un peu de confiance”.
Sur le plan psychique, il peut entraîner :

  • Anxiété : peur du jugement, des évaluations, des examens, des entretiens, des présentations.

  • Tristesse ou dépression : impression de ne jamais être “assez”, fatigue morale, perte de plaisir.

  • Faible estime de soi : image de soi négative, focalisation sur ses défauts, incapacité à intégrer ses qualités.

  • Stress chronique : hypervigilance, ruminations, difficultés à se reposer.

Une belle métaphore pour comprendre cela est celle de la thanatose chez certains animaux (comme l’opossum) : face à une menace, ils “font les morts” pour survivre.
Le syndrome de l’imposteur active parfois une forme de paralysie intérieure : on se fige, on n’ose plus se montrer, on évite des opportunités, comme si la moindre exposition pouvait nous “tuer socialement”.


5. Impact professionnel : carrière freinée, énergie grignotée

Au travail, le syndrome de l’imposteur peut avoir des conséquences très concrètes :

  • Surinvestissement : travailler beaucoup plus que nécessaire pour compenser une insécurité interne.

  • Procrastination : reporter les tâches importantes par peur d’échouer ou de ne pas être parfait(e).

  • Refus d’opportunités : promotions, changements de poste, prises de parole repoussés “en attendant d’être prêt(e)”.

  • Épuisement : charge mentale, troubles du sommeil, irritabilité, baisse de plaisir au travail.

  • Dépendance au regard des autres : besoin constant de validation ou, au contraire, retrait progressif.

Dans une société où l’on change de poste, de métier ou de secteur de plus en plus souvent, cette impression de ne jamais être “assez” peut devenir un frein majeur à l’évolution professionnelle.


6. Stratégies de gestion “classiques” : premières clés

Bonne nouvelle : le syndrome de l’imposteur peut être apprivoisé.
Voici quelques premières pistes de gestion, issues de la psychologie et du développement personnel :

6.1 Reconnaître le phénomène

Mettre un mot dessus change déjà beaucoup de choses :

  • comprendre que ce que vous vivez est un phénomène identifié,

  • distinguer vos ressentis de la réalité de vos compétences,

  • repérer le fameux “cycle de l’imposteur” dans votre quotidien.

6.2 Parler de ce que vous vivez

Partager vos ressentis avec :

  • un proche de confiance,

  • un collègue, un mentor,

  • un thérapeute ou un coach,

peut briser le sentiment de solitude et la honte, et vous aider à questionner vos croyances.

6.3 Ajuster votre système de preuves

Quelques pistes :

  • lister noir sur blanc vos réussites (petites et grandes),

  • noter les compétences concrètes mobilisées pour chaque réussite,

  • accepter que l’effort et l’apprentissage font partie de la compétence (réussir ne veut pas dire “tout savoir d’avance”).

6.4 Développer une auto-affirmation plus douce

Remplacer, petit à petit :

  • “Je ne suis pas à la hauteur.” par “Je suis en train d’apprendre et de progresser.”

  • “Je n’ai pas ma place ici.” par “J’ai des compétences, je continue de les développer.”

Ce travail peut se faire en autonomie… mais il est souvent plus efficace lorsqu’il est accompagné.


7. Dépasser le syndrome de l’imposteur avec l’hypnose, l’EMDR et l’EFT (Hypnothérapie Yverdon)

C’est là que mon métier entre en jeu.

En tant qu’hypnothérapeute à Yverdon-les-Bains, j’accompagne régulièrement des personnes brillantes, compétentes, mais piégées par un sentiment d’illégitimité.
L’objectif : vous aider à vous réaligner avec qui vous êtes vraiment.

7.1 Pourquoi l’hypnose est adaptée au syndrome de l’imposteur ?

L’hypnose agit sur l’inconscient, là où se nichent :

  • vos croyances profondes (“je ne suis pas assez”, “si je réussis, je vais être rejeté(e)”…),

  • vos automatismes émotionnels (peur, honte, fuite, figement),

  • vos scénarios internes catastrophes.

En état de conscience modifiée, vous pouvez :

  • apaiser les processus mentaux qui tournent en boucle,

  • revisiter des situations passées avec un regard différent,

  • reconnecter à vos ressources internes (résilience, créativité, intelligence, sens du lien),

  • installer de nouveaux ancrages de sérénité utilisables dans votre quotidien (avant une présentation, un examen, une réunion…).

7.2 EMDR et EFT : réguler les traces émotionnelles

En complément de l’hypnose, j’utilise :

  • l’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) pour travailler sur des situations anciennes de honte, de critique ou de dévalorisation qui ont marqué votre système nerveux,

  • l’EFT (techniques de libération émotionnelle) pour calmer, par le tapping, l’intensité de certaines émotions (peur, anxiété, blocages).

L’idée n’est pas de gommer votre sens de l’exigence ou votre sensibilité, mais de les ancrer dans un cadre plus sécurisant, pour que vous puissiez avancer sans vous auto-saboter.

7.3 Ce que nous travaillons concrètement en séance

En fonction de votre histoire, nous pouvons par exemple :

  • identifier vos schémas de pensée les plus durs envers vous-même,

  • travailler sur votre rapport à l’échec et au regard des autres,

  • revisiter des expériences (scolaires, familiales, professionnelles) qui ont construit ce sentiment d’imposture,

  • installer une image plus alignée, sereine et légitime de vous dans votre vie actuelle et future.

Résultat recherché :
non pas devenir “parfait(e)”, mais vous sentir plus solide intérieurement, plus capable de reconnaître vos succès et d’accueillir les nouvelles opportunités sans que la peur de “ne pas être à la hauteur” prenne toute la place.


8. Faut-il attendre le point de rupture pour demander de l’aide ?

Beaucoup de personnes attendent d’être au bord du burn-out pour consulter :

  • la fatigue s’est installée,

  • la joie a disparu du quotidien,

  • la confiance en soi s’est effritée,

  • les proches subissent aussi cette tension.

Attendre d’être “au fond” pour réagir, c’est se priver de la possibilité d’un changement plus doux, plus précoce.

Rappelez-vous :

  • pour chaque problème, il existe une solution adaptée à votre situation,

  • demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse, mais un acte de responsabilité envers vous-même… et ceux qui comptent pour vous.

Vous avez le droit de :

  • retrouver de la tranquillité intérieure,

  • remettre du sens dans votre travail,

  • améliorer votre sommeil et votre énergie,

  • vous autoriser à mener une vie plus alignée, apaisée et vivante.


9. Prochain pas : et si vous leviez le masque maintenant ?

Si vous vous reconnaissez dans le syndrome de l’imposteur, vous n’êtes pas seul(e).
Et vous n’êtes pas condamné(e) à vivre toute votre vie avec cette impression d’être “en fraude”.

À Hypnothérapie Yverdon, je vous accompagne avec :

  • une écoute empathique,

  • des outils personnalisés (hypnose, EMDR, EFT),

  • un cadre sécurisant pour apaiser le stress, reconstruire l’estime de soi et avancer à votre rythme.

 Envie de faire un premier pas concret ?
Vous pouvez réserver directement votre séance ici :
➡️ https://book.agenda.ch/?companyId=5384


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