Marcher sur une planche : facile… ou terrifiant ? Pourquoi l’imagination gagne toujours sur la volonté en hypnose
Marcher sur une planche : facile… ou terrifiant ?
Pourquoi l’imagination gagne toujours sur la volonté en hypnose
Une expérience simple qui révèle un mécanisme profond
Marcher sur une planche posée au sol est simple. Votre corps avance naturellement. Votre respiration reste fluide. Votre esprit ne se pose même pas la question.
Il n’y a pas de débat intérieur. Pas d’hésitation. Pas de tension particulière.
Maintenant, imaginez la même planche, strictement identique : même largeur, même solidité, même stabilité… mais suspendue à plusieurs mètres de hauteur.
Soudain, tout change.
- les jambes se crispent
- le souffle se raccourcit
- le cœur accélère
- le mental envahit l’espace
Pourtant, la logique n’a pas changé. La planche non plus.
Ce qui a changé, c’est l’image mentale associée à la situation.
Et cette image, elle, active directement le subconscient.
Ce que cette métaphore révèle sur le fonctionnement du cerveau
Cette expérience met en lumière un fait fondamental : le cerveau humain ne réagit pas à la réalité objective, mais à la représentation interne qu’il s’en fait.
D’un point de vue neuropsychologique :
- le système nerveux autonome scanne en permanence les images internes
- il cherche des signaux de danger ou de sécurité
- il déclenche une réponse physiologique avant toute analyse rationnelle
C’est pourquoi vous pouvez savoir que la planche est solide, tout en ressentant une peur intense.
Le corps n’obéit pas à la logique. Il obéit à l’imagination.
La loi fondamentale de l’hypnose : imagination contre volonté
Un principe central de l’hypnose elmanienne peut se résumer ainsi :
Lorsque la volonté et l’imagination s’opposent, l’imagination gagne toujours.
Ce principe, largement enseigné dans l’hypnose clinique moderne, est notamment illustré par Monica Geers Dahl à travers cette métaphore de la planche.
Vous pouvez :
- vouloir avancer
- vous raisonner
- vous répéter que « ça va aller »
Mais si l’imagination projette :
- une chute
- un danger
- une perte de contrôle
le corps réagit à l’image, pas à l’argument logique.
C’est une loi du fonctionnement humain, pas une opinion.
Pourquoi la volonté ne suffit pas (et pourquoi ce n’est pas un échec)
En cabinet, beaucoup de personnes disent :
« Je sais que je n’ai aucune raison d’avoir peur… » « Je comprends mon problème, mais je n’arrive pas à changer. » « J’ai l’impression de manquer de volonté. »
Ces phrases reviennent chez :
- les personnes stressées chroniquement
- celles qui vivent des phobies ou des blocages
- les personnes en surcharge mentale
- celles qui ont vécu un choc ou un traumatisme
La réalité est plus simple — et surtout plus rassurante :
le cerveau ne fonctionne pas sur la logique, mais sur la représentation.
D’un point de vue biologique :
- le système nerveux réagit aux images internes
- pas aux raisonnements abstraits
- pas aux injonctions volontaires
- pas aux efforts répétés
Ce n’est :
- ni une faiblesse
- ni un défaut de caractère
- ni un manque de motivation
C’est un fonctionnement neurobiologique normal.
Pourquoi forcer le changement aggrave souvent le problème
Lorsque la volonté essaie de prendre le dessus sur l’imagination, plusieurs choses se produisent :
- augmentation de la tension interne
- fatigue mentale
- sentiment d’échec
- perte de confiance en soi
Plus on force, plus le système nerveux se rigidifie.
C’est exactement ce que l’on observe dans :
- l’anxiété de performance
- l’insomnie
- les troubles anxieux
- les réactions post-traumatiques
Le cerveau interprète la pression comme un danger supplémentaire.
Ce que fait réellement l’hypnose (et ce qu’elle ne fait pas)
L’hypnose ne cherche pas à forcer la volonté. Elle ne lutte pas contre le mental conscient. Elle ne demande pas de « lâcher prise » de manière brutale.
Elle mobilise l’imagination dans le sens du changement souhaité.
Concrètement, en séance d’hypnose :
- on sécurise le système nerveux
- on installe un état de détente contrôlée
- on modifie l’image intérieure associée au stress, au blocage ou au symptôme
- on permet au corps de réagir autrement, sans effort
Lorsque l’image change, la réponse physiologique change naturellement.
Pour quelles problématiques l’hypnose est particulièrement pertinente
Cette approche est particulièrement adaptée pour :
- le stress chronique et l’anxiété
- les phobies et peurs irrationnelles
- les traumatismes et stress post-traumatique
- les troubles du sommeil
- la surcharge mentale
- les blocages émotionnels
- les difficultés de concentration ou de performance
Dans tous ces cas, le problème n’est pas la volonté. Le problème est l’image intérieure associée à l’expérience.
Hypnose elmanienne : précision, structure et respect du rythme
L’hypnose issue des travaux de Dave Elman repose sur une idée fondamentale :
le changement durable ne se fait pas par la contrainte, mais par la collaboration avec l’inconscient.
Cela implique :
- un cadre sécurisant
- une approche structurée et progressive
- un respect total du rythme de la personne
On ne « revit » pas inutilement les événements. On ne force rien. On retraite l’information émotionnelle, là où elle s’est figée.
Et si votre difficulté n’était pas un manque de volonté ?
Comme pour la planche :
- le problème n’est pas la situation
- ni votre intelligence
- ni votre motivation
Le problème est souvent l’image intérieure associée.
Et c’est exactement là que l’hypnose prend tout son sens : au niveau où le changement devient possible, sans lutte.
Prochain pas
Si cette métaphore résonne pour vous — si vous sentez que « quelque chose sait, mais quelque chose résiste » — alors il est peut-être temps de travailler autrement que par l’effort.
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