L'hypnose, une ressource dans la prévention du stress professionnel chez les soignants


Sources : Transes revue de l'hypnose et de la santé avril 2020, éditions Dunod.

Il est compliqué de prendre soin de soi, même, et peut-être surtout quand on est un soignant.

Kinésithérapeute  ayant été confrontée elle-même au burn-out, Hélène Cullin expose des pistes d’actions préventives utilisant l’hypnose. Pour tous les soignants !

je veux ici présenter le travail de Mme Helène Cullin dans l’apport de l’hypnose chez les soignants.

Mme Cullin nous ammène des pistes par l'hypnose, afin de prévenir ou de guérir le stress professionnel, en cherchant ce qui permet de maintenir les soignants en bonne santé : «La Santé, cet état de complet bien-être physique, mental et social ».

Si les soignants sont multiples dans leurs fonctions et dans leurs types d’exercice, ils sont réunis par le même objet: le soin apporté à autrui, qui les expose en permanence à la douleur de l’autre, celle des patients qui souffrent physiquement et moralement.

Pour autant, cela ne les dispense pas de leur propre souffrance, dans leur corps (physique), dans leur tête (mental) et dans leur environnement social (leur corps de métier, leur corps soignant). Ils sont soumis à différents stress tels que la charge de travail, les contraintes horaires et administratives, la simultanéité des tâches à effectuer, la traçabilité, le peu de marge de manœuvre dans l’organisation, le manque de soutien voire l’isolement.

Tous ces contextes occasionnent chez eux des douleurs chroniques ou une décompensation accompagnée de douleurs physiques : les TMS, troubles musculo-squelettiques (Roquelaire, 2007; Lino, 2015). Selon l’INVS (institut national de veille sanitaire / France) , les TMS se caractérisent par des atteintes des tendons, des muscles ou des nerfs. Ils se manifestent principalement au niveau du membre supérieur et du rachis. Leurs origines sont multifactorielles. Les facteurs professionnels occupent une place importante dans leur survenue. Ils sont souvent liés à une répétitivité des gestes, des efforts excessifs, des postures inconfortables maintenues longtemps. Les TMS sont la plupart du temps aigus mais ils peuvent aussi être chroniques.

Des études récentes de plus en plus nombreuses concernent les soignants qui représentent une population à risque. De nombreuses études quantitatives menées par Canouï et Mauranges (2015) concernent le Syndrome d’Épuisement Professionnel du soignant (aides-soignantes, infirmières, médecins, mais aussi cadres, en service public et en libéral).

 En réalité, le soignant engagé dans une relation d’aide ne s’adapte plus. Il se rigidifie et présente des troubles d’adaptation caractérisés par trois dimensions: l’épuisement émotionnel et physique, la déshumanisation de la relation avec le patient et la diminution du sentiment d’accomplissement personnel au travail. – L’épuisement émotionnel est autant physique que psychique et s’exprime par le sentiment d’être vidé, le ressenti d’une fatigue non améliorée par le repos ou les vacances. Des crises de larmes ou de colère, le refus d’agir ou de répondre à une demande même anodine, l’incapacité à exprimer ses émotions sont également des symptômes fréquents. Le soignant vient travailler « à reculons » et manifeste difficilement son ressenti et ses difficultés dans une situation devenue complexe. Lorsque l’émotion est perçue, elle est vue par le soignant comme une faiblesse, qui est accentuée par le jugement des autres. Le soignant devient impassible, c’est le «John Wayne syndrome».

– La déshumanisation de la relation à l’autre est le noyau dur du syndrome. La relation d’aide devient pathologique: détachement, sécheresse relationnelle, forme de cynisme voire de mépris. Le professionnel de santé met de la distance avec le soigné. Le malade devient un objet, une chose, un numéro de chambre, ou encore, une «mamie», un organe malade. On y trouve aussi une dose d’humour noir ou grinçant, des descriptions purement scientifiques du corps du malade, la rationalisation étant un mécanisme de défense courant chez le soignant.

L’hypnose pour prendre soin de la douleur et de l’épuisement du soignant Deux objectifs sont visés ici avec l’hypnose :

• Diminuer la perception du stress en réintroduisant de la détente et du confort.

• Aider à reconstituer des ressources pour rétablir la perception d’équilibre dans sa vie.


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